Notre commune aura-t-elle les moyens de financer tous les projets du Maire ?

Dominique Bavoil est maire de Saint-Rémy-lès-Chevreuse depuis neuf mois après avoir été au conseil municipal de notre ville depuis 2001 sans interruption. Nous faisons le point sur certains sujets qui nous inquiètent et sur quelques-unes de nos propositions.

En place depuis décembre dernier, Monsieur le Maire avec son équipe majoritaire entreprend de nombreux chantiers en ce moment (démolition de bâtiments sur les terrains EDF et de l’ancienne cuisine scolaire incendiée en 2013, construction d’un parking près du musée Raymond Devos, etc.). Nous nous en réjouissons car notre ville a trop souffert d’attentisme.

Mais commençons par deux projets emblématiques et d’actualité :

Le Complexe sportif des 3 Rivières (C3R) : l’histoire de ce nouveau gymnase, tant attendu par les sportifs de notre commune, est mouvementée. Le projet a beaucoup évolué dans le temps et au gré des maires en responsabilité. Résultat : le C3R ne donne pas entière satisfaction aujourd’hui et nécessite déjà des modifications. L’une d’elles a consisté à agrandir le dojo, l’endroit où l’on pratique les arts martiaux. Mais était-il si urgent de faire cet investissement quand on sait que le gymnase est pratiquement inutilisable l’été à cause de la chaleur ambiante ? Une meilleure ventilation ou une climatisation nous aurait semblé plus urgente. M. le Maire en a cependant décidé autrement. Ces travaux qui ont, en plus, pris du retard entraînent encore de nombreuses perturbations, entre autres pour les associations, en cette rentrée 2018.

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Complexe des 3 Rivières : A peine terminé, cet équipement subit déjà d’importantes modifications dont certaines sont discutables et perturbent les nombreuses associations sportives de St Rémy.

Les nouveaux gradins de l’Espace Jean Racine (EJR) : faire participer les saint-rémois à l’achat des sièges de ces gradins, pourquoi pas ? Les personnes motivées par la culture ont ainsi l’occasion de le démontrer, même si certains peuvent à juste titre trouver étonnant que la commune n’ait pas pris en compte ce besoin de financement dans son budget prévisionnel. Les élus SREM ont voté contre cette opération car l’appel d’offres effectué pour choisir le fournisseur des gradins a été un simulacre aboutissant à un surcoût de plus de 100 000 euros. Un seul candidat ayant fait une proposition, il était difficile de négocier. Dans cet exemple, on a confondu vitesse et précipitation. M. le Maire veut sans doute faire le maximum de choses à tout prix d’ici 2020, année des prochaines élections municipales.

La démolition des bâtiments du centre-ville dont on parlait depuis une vingtaine d’années est enfin réalisée. Notre seul désaccord porte sur la non démolition d’un bâtiment dégradé pour y implanter l’école de musique à titre provisoire et qui nécessite des travaux chiffrés à 250 000 euros. Afin d’éviter des déménagements successifs (et onéreux), il eût été plus judicieux de mettre en sécurité les locaux actuels proches de l’ancienne mairie, sachant qu’il sera logiquement demandé aux enseignants et responsables de l’école de musique de migrer à nouveau ailleurs après 2020.

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Une fois réhabilité, ce bâtiment situé sur les terrains EDF recevra de façon provisoire l’école de musique pour ensuite être démoli et laisser la place au nouveau bâtiment scolaire du centre-ville. Une opération qui a un coût élevé dont on aurait pu se passer.

Parmi nos autres sujets d’inquiétude et pour lesquels nous voulons vous informer figure le recrutement de personnel en mairie. Alors que les pouvoirs publics dénoncent un nombre d’agents en trop grande augmentation dans les collectivités territoriales, notre commune a déjà recruté cet été une chargée d’affaires pour la culture et prévoit de recruter un Directeur Général des Services (DGS). Pourtant nous avions compris que la personne recrutée dès le début de la nouvelle mandature comme Directrice de Cabinet remplirait les fonctions de DGS, suite à la mise à l’écart de l’ancien DGS choisi par le précédent maire.

Les conseils consultatifs de quartier annoncés comme un élément important de la vie démocratique de la commune sont toujours en sommeil, à l’exception de celui du Rhodon réveillé en urgence pour faire approuver le projet d’aménagement de la circulation dans le quartier. Les volontaires pour participer aux conseils des autres quartiers de St Rémy se sont manifestés, sans retour de la mairie concrétisé par un calendrier de réunions.

Concernant les quartiers, parlons de Beauplan : toujours rien à signaler, si ce n’est le nettoyage de la clairière et que le Conseil Municipal s’est tenu deux fois au gymnase de Beauplan dans de très mauvaises conditions. On a toujours l’impression que le bas de Saint-Rémy compte plus que le haut.

À propos de la carence de logements sociaux dans notre commune, rappelons qu’elle aura coûté cette année à la commune 125 000 euros ; en 2019, ce sera en principe de l’ordre de 188 000 euros. Espérons que la construction de nouveaux logements sera activée rapidement pour réduire cette amende et surtout pour proposer de nouveaux habitats aux familles qui les attendent. Ce sera aussi une opportunité de dynamiser notre ville en manque de jeunes habitants et dont la population stagne contrairement aux villes voisines.

Enfin, nous tenons à signaler que pour nous, élus minoritaires – peut-être même aussi pour certains élus majoritaires – il est difficile de contribuer à l’amélioration des projets en discussion. Que ce soit en commission urbanisme, animation, culture, scolaire … tout est déjà décidé avant les réunions. Nous avons pu observer que M. le Maire avait la fâcheuse habitude de faire le forcing pour imposer ses idées. On pense notamment au choix de l’un des trois architectes retenus pour concourir dans le cadre du futur bâtiment destiné au restaurant scolaire/RAM/centre de loisirs et à l’organisation du marché de Noël.

Autre exemple du manque de considération de M. le Maire pour les idées des autres : vos élus SREM ont proposé la création d’une liaison douce le long de l’Yvette reliant l’EJR à Courcelles. Cela fait des dizaines d’années que les saint-rémois attendent ce chaînon manquant en vallée de Chevreuse. M. le Maire ne répond pas à nos propositions. Pourtant, avec le projet de renaturation de l’Yvette que mène le PNR, notre commune a une belle occasion d’enrichir son patrimoine naturel en liaisons douces. Les travaux liés au déraillement du RER ont dénaturé les forêts longeant la voie. On a là une opportunité pour développer une liaison douce.

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En vert, projet de liaison douce (piétonne et cyclable) en direction de Courcelles. Proposition adressée au Maire par les élus SREM, sans réponse à ce jour.

Au final, M. le Maire semble mettre en œuvre rapidement le programme que les saint-rémois n’avaient pas retenu lors des élections municipales de 2014 et ce, quel qu’en soit le coût … Cette politique inquiète les élus SREM qui tiennent ici à vous le faire savoir.

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La demande des élu.e.s SREM entendue : la mairie met en place des navettes vers le Lycée de la Vallée de Chevreuse pour pallier dans l’urgence la défection du RER B

Monsieur le Maire

Nous venons de recevoir copie d’une note du Lycée de la Vallée informant les parents de la mise en œuvre temporaire d’une navette mise en place par la mairie pour permettre aux lycéens de rejoindre le lycée plus rapidement et facilement, durant cette période difficile qui coïncide avec les examens du baccalauréat. Bien que n’ayant pas encore les détails des trajets et horaires proposés, nous tenons à vous remercier d’avoir répondu favorablement à notre proposition d’hier matin.

Bien cordialement

Les élus SREM D. DUFRASNES, A. BOSDARROS, L. BERGE, S. NGUYEN, J. POMPEIGNE