Liaison douce Saint-Rémy – Boullay : beaucoup reste à faire !

Réunion houleuse à l’EJR mardi 19 juin, en présence du maire de Saint-Rémy, du président du Parc Naturel Régional, du vice-président de la Communautés de Communes du Pays de Limours (CCPL), du président de la Communauté de Communes de la Haute Vallée de Chevreuse (CCHVC) et des responsables du bureau d’études BEHC.

La colère exprimée par de nombreux participants étant due à la méconnaissance du projet (on est mis devant un fait quasi accompli !), aux doutes sur son utilité et son coût et aux craintes des riverains liées aux écoulements d’eau violents comme ceux auxquels ont dû faire face récemment les résidents de Beauséjour. Notons cependant que certains échanges d’une violence verbale rare, tant du côté du public que du côté de la scène, faisaient honte à notre commune.

Cette liaison douce (qui n’est pas à proprement parler une piste cyclable) permettra aux piétons et cyclistes de rejoindre Boullay en partant de la future maison de l’écomobilité en face de la gare RER.
Ce projet a souffert d’un manque évident de communication, notamment auprès des 26 000 habitants de la CCHVC. On est très surpris d’entendre le maire de Saint-Rémy déclarer qu’il n’a pris connaissance du projet qu’en janvier 2018 alors qu’il avait été voté en octobre 2017 par la CCHVC.

Tout a été vite, a expliqué le vice-président de la CCPL, car il a fallu présenter un projet rapidement afin de pouvoir obtenir à temps des subventions régionales conséquentes (à hauteur de 50%). Sans cette opportunité d’aide de la région Ile-de-France, la liaison ne se faisait pas ou alors elle aurait coûté beaucoup plus cher.

Mais le fait de disposer de ces subventions oblige à faire une liaison ayant 3 mètres de large, selon les normes régionales, ce qui pour beaucoup d’utilisateurs du site actuel n’est pas nécessaire (compte tenu de la fréquentation qui, c’est à souligner, n’a pas été mesurée) et impliquera d’abattre 195 arbres au total. On reproche aussi de bétonner l’ancienne voie ferrée ; en fait, la piste sera recouverte d’un « grave ciment » (un agrégat poreux à base de calcaire) qui absorbera l’eau, affirment les techniciens.

Les saint-rémois sont inquiets mais heureusement le projet n’est pas encore ficelé. On en est au stade de l’avant-projet sommaire qui comprend déjà un chiffrage assez précis établi en septembre 2017 ce qui peut paraître surprenant (voir devis joint). L’appel d’offres pour la réalisation sera sans doute lancé en septembre, les travaux pouvant commencer début 2019.

D’ici là, le concepteur de la liaison (BEHC) propose une visite des lieux aux habitants et riverains afin qu’ils fassent part de leurs craintes et de leurs souhaits concernant cet aménagement de « vélo-route ». Cette réunion aura lieu le samedi 30 juin à 14h (s’inscrire auprès de Jacques Caous, 1er maire adjoint, jacques.caous@ville-st-remy-chevreuse.fr).

Quant au coût des travaux estimé à ce jour à 740 000€ HT, il peut baisser, nous dit-on. « C’est un coût du même ordre de grandeur – a souligné le président du Parc Naturel Régional – que celui d’un rond-point pour lequel la population n’a rien à redire ! » Pour la CCHVC, la dépense s’élèvera à 30 450€ HT. En revanche, l’entretien de la liaison n’a pas encore été chiffré par la CCHVC et les responsabilités de cet entretien ne sont pas encore décidées.

Pour Saint-Rémy En Marche !, cette liaison est un projet valable mais dont les études et le chiffrage doivent être encore précisés. Nous trouvons dommage que la liaison Saint-Rémy centre-ville – Beauplan par le Chemin de la Butte aux Buis ne soit toujours pas aménagée par le département. Et nous demandons qu’une liaison douce entre Saint-Rémy centre-ville et Courcelle soit programmée de toute urgence, sachant qu’elle sera très certainement plus fréquentée que la liaison vers Boullay car plus utile à nos concitoyens au quotidien.

Ajoutons enfin qu’il nous semble inutile de justifier cet aménagement de liaison douce par le fait de devoir relier deux itinéraires de la Véloscénie (liaison cyclable Paris – Mont Saint-Michel). Quel intérêt à vouloir relier à tout prix ces deux branches entre Yvelines et Essonne ?  En revanche, présenter cette liaison comme un élément d’une grande boucle permettant de faire en vélo le tour du PNR est un argument beaucoup plus séduisant pour les habitants du Parc et les touristes.

Pour en savoir plus :

Détail quantitatif estimatif de la liaison douce établi par BEHC en septembre 2017 : Etude Liaison Douce V3 .

https://saintremyenmarche.fr/2018/05/20/oui-aux-liaisons-douces/