Devenez bénévole de la grande fête du vélo francilien !

La « Jean Racine », créée en 1992, doit son nom au fameux chemin Jean Racine qui va de Chevreuse à Port-Royal des Champs. Cet évènement est devenu la manifestation majeure de l’Ile-de-France en matière de vélo tout terrain. Au cours des années 2000, la Jean Racine s’est accompagnée d’une exposition de matériel VTT, vélos et accessoires, pour s’étendre sur deux jours, devenant ainsi une fête incontournable du vélo en région parisienne. On y vient non seulement de toute la France mais aussi des pays limitrophes.

Elle est ouverte à toutes et à tous. Ses parcours sont variés et elle n’est pas une course : on fait à son rythme les circuits proposés pour lesquels on s’est inscrit ; on part et revient quand on veut ! L’essentiel étant bien entendu de participer et de prendre du plaisir dans un superbe environnement.

i_H1A7468B17 (2)
Un membre du club Véloxygène en pleine action en forêt.

Aujourd’hui, la participation est limitée à 2000 cyclistes afin de préserver les massifs forestiers traversés. La manifestation propose également des circuits routiers, ainsi que de nombreuses animations.Co-organisée par le club local Véloxygène et la ville de Saint-Rémy, en partenariat avec le Parc Naturel Régional de la Haute Vallée de Chevreuse, la Jean Racine ne serait pas ce qu’elle est devenue sans ses 200 bénévoles qui, depuis plus de 26 ans, participent pleinement au succès de cette grande fête.

20160408_200927 (2).jpg
L’équipe de bénévoles de l’édition 2016 de la Jean Racine.

Les 14 et 15 avril prochains, les organisateurs de la 27ème édition vous proposent de venir vivre des moments de partage, d’échange, de rencontres et de festivités au sein de l’équipe d’organisation. Vous recevrez un package bénévole 2018 contenant un t-shirt, votre gobelet éco-responsable, le programme des animations ainsi que d’autres surprises à découvrir le jour de l’événement.

P1190817[1].JPG
On a besoin de bénévoles, notamment pour enregistrer au Domaine de Saint-Paul, point de départ de la Jean Racine 2018, les milliers de participants .

Plusieurs options sont proposées, en particulier,

Team Parcours : Vous vous occupez de préparer au mieux les parcours en les balisant. Vous vous assurez pendant l’événement de la bonne qualité du balisage des parcours et de leur sécurisation. Une fois les épreuves terminées, vient le temps du débalisage afin de ne laisser aucune trace.

Team Ravitaillement : Vous aidez à mettre en place et animer les ravitaillements avec l’aide du référent du ravitaillement. Des ravitaillements sont prévus sur chacun des parcours ainsi qu’au village départ. Sourire de rigueur !

Team Sécurité : Vous êtes sur le terrain au contact des participants dans la forêt ou au centre-ville. Vous indiquez le chemin à suivre et veillez à la sécurité des cyclistes sur les parcours.

Team Participants : Vous distribuez les plaques des participants inscrits par internet et vous avez un contact privilégié avec les cyclistes qui viennent s’inscrire sur place.

Team Logistique : Vous accueillez les cyclistes, vous les orientez ou répondez à leurs différentes questions.

P1190838.JPG
JR2017 : Participants enthousiastes originaires de Morzine

Maintenant à vous  de choisir et de vous inscrire sur :

https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSfM2wO93vXjobrqZ1E4r5ZCH2EuJU1pJdoGDyTHLkt3J-pJeA/viewform?usp=send_form

À ne pas manquer :

– La présentation officielle de la Jean Racine 2018, mercredi 14 mars à 20h30 à l’Espace Jean Racine Prise de parole du maire et présentation de l’événement avec ses nouveautés 2018, suivi d’un vin d’honneur.

– la vélo Parade Jean Racine, samedi 14 avril à 11h

Véloparade dans les rues de Saint-Rémy.

Un parcours de 2 km depuis le domaine de St Paul jusqu’au centre-ville, sous le contrôle de la police municipale, afin d’ouvrir officiellement la 27ème Jean Racine !

Plus d’informations sur :

http://lajeanracine.org/

Renaturation de l’Yvette à Saint-Rémy : une nécessité ou un luxe ?

Entre la rue de Paris et la rue Ditte, dans la réserve du Val et Coteau, d’importants travaux visent à redonner à l’Yvette son cours naturel pour notamment améliorer la capacité d’absorption des crues du site. Ce projet complexe et un peu mystérieux mérite quelques explications.

20180306_103135 (2).jpg
L’Yvette dans son cours actuel, près du pont du Moulin de Vaugien, en mars 2018. En fait ce tracé a un caractère artificiel.

Dans les prochains mois, on devrait beaucoup parler de la « renaturation » de l’Yvette. Certains d’entre vous ont déjà aperçu quelques travaux, plus ou moins importants, près de la rue Ditte ou de la Sente d’Etau. D’autres ont été scandalisés de voir ces dizaines de chênes adultes magnifiques abattus le long de la rue Ditte afin de laisser passer des engins de chantier.

20171025_162602.jpg
Octobre 2017 : les travaux de renaturation de l’Yvette se poursuivent avec l’abattage de chênes dans la Réserve Naturelle.

En fait, il s’agit du projet de « renaturation » de l’Yvette qui entre dans sa phase active entre l’Espace Jean Racine et le Moulin de Vaugien, situé dans le prolongement de la rue Ditte.

« La renaturation est l’ensemble des mesures et des travaux entrepris pour retrouver un tracé et des berges proches de l’état naturel, afin de recréer des habitats propices à la biodiversité. » écrit sur son site le Syndicat Intercommunal pour l’Aménagement Hydraulique de la Vallée de l’Yvette (SIAHVY) pour qui cette renaturation est un retour au « naturel ».

« Pour que l’Yvette coule des jours heureux mais aussi des nuits, le Parc engage des travaux pour lui redonner son lit naturel. Retrouver la fluidité originelle du cours d’eau favorisera une meilleure circulation de la faune aquatique. Les obstacles artificiels créés au fil du temps (dérivations, retenues…) seront supprimés, évitant au passage les embâcles qui favorisent les débordements. Des berges à pentes douces, adaptées aux espèces végétales aquatiques, seront redessinées. Elles contribueront à limiter l’érosion et à mieux épurer l’eau. » peut-on lire sur le site du Parc Naturel Régional (PNR) de la Haute Vallée de Chevreuse, qui gère ce projet avec notre ville, l’Agence de l’eau Seine-Normandie et le SIAHVY.

Cet aménagement écologique a déjà nécessité d’enfouir davantage la canalisation de gaz à haute pression qui traverse le site en bas de la Sente d’Etau.

Sur la vue ci-dessous, extraite d’une étude de faisabilité faite par le PNR en 2012 et basée sur une photo aérienne de 1949, on voit :

  • en bleu, le tracé actuel de l’Yvette (à caractère artificiel puisqu’il a été modelé au fil des siècles par des travaux humains en vue d’alimenter le Moulin de Vaugien en énergie hydraulique) ;
  • en jaune, le lit naturel originel de la rivière datant d’au moins 400 ans selon les spécialistes. C’est ce type de tracé qui devrait être réalisé par des engins de chantier en 2018-2019.
Tracé
Renaturation de l’Yvette entre l’Espace Jean Racine et le Moulin de Vaugien. En jaune le cours d’eau renaturé, en bleu le cours d’eau actuel.

On espère ainsi que suite à cette renaturation, l’Yvette pourra déborder plus facilement afin de limiter les dégâts occasionnés par des crues telles que celle de 2016, mais également alimenter plus largement la zone humide connexe où se développent une faune et une flore remarquables.

En effet, cette portion de l’Yvette est située dans la « Réserve Naturelle Régionale du Val et Coteau de Saint-Rémy » qui a été créée fin 2008. Elle traverse et alimente la Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique (ZNIEFF) dénommée « Prairies et zone humide de Vaugien », l’une des six ZNIEFF de notre commune. Précisons qu’une ZNIEFF est avant tout un outil de connaissance du patrimoine biologique qui n’a pas de valeur réglementaire, contrairement à une réserve naturelle.

Tous ces travaux semblent extrêmement conséquents et donc onéreux, mais en fait ils ne représentent pas plus que le coût d’un rond-point, nous a dit récemment une personne du PNR. On a quand même un peu de mal à la croire bien que certains ronds-points puissent être onéreux. Même si cette superbe réserve a été partiellement défigurée, quelques mois lui suffiront à la fin des travaux pour retrouver son bel aspect naturel, nous rassure également le PNR.

Plus globalement, en France, on a recensé 60 000 rivières qui, comme l’Yvette, ont besoin de tels travaux de renaturation.

Une autre renaturation en projet

Le SIAHVY compte aller plus loin dans sa restauration écologique de l’Yvette à Saint-Rémy. Une étude portant sur la portion de rivière située entre le bassin de Chevreuse et la rue de la République au cœur de la ZNIEFF des « Prairies inondables de Coubertin », soit une distance de 1,2 km, est en cours. Elle est menée par le SIAHVY en collaboration avec les communes de Chevreuse et de Saint Rémy et le PNR.

En revanche, il semble que rien ne soit encore prévu pour le tronçon de l’Yvette qui va du Moulin de Vaugien au Centre Benoît Frachon à Courcelle.

P3040615.JPG
Zone humide de la Réserve Naturelle Régionale du Val et Coteau, mars 2018

SREM demande la transparence

Pour Saint-Rémy En Marche !, ces projets de renaturation sont les bienvenus compte tenu des bienfaits écologiques avérés qu’ils apportent à notre territoire. Cependant, nous demandons que ces travaux soient l’occasion de développer des voies de circulation douces le long du cours d’eau. De telles voies sont attendues à Saint-Rémy depuis des dizaines d’années et semblent facilement réalisables ici.

De plus ce projet souffre d’un manque d’information comme nous avons pu le constater : jusqu’à présent, les habitants n’ont pas compris la finalité de tous ces travaux qu’ils découvrent au fur et à mesure et ils demeurent perplexes quant à leur intérêt.

Enfin, il serait essentiel que les budgets liés à ces renaturations soient précisés et publiés par la municipalité. Certes, ils sont financés par d’autres organismes mais notre commune devra certainement y contribuer d’une manière ou d’une autre.

Le bilan doit être écologique et économique.

Pour en savoir plus :

http://www.siahvy.org/nos-competences/restauration-ecologique