Un samedi après-midi bien rempli à Saint-Rémy!

Le 24 mars, nous avons participé au nettoyage de printemps dans les bois et les rues de notre commune puis nous sommes allés assister à la présentation du centre pour migrants de Bonnelles par sa responsable. Deux moments de rencontre forts et chaleureux.

1 – Nettoyage de printemps : ramassons ensemble les déchets dans la nature

Dès 14h, une vingtaine de personnes, sac poubelle en main, ont parcouru le bois de la Guiéterie et les rues avoisinantes pour ramasser toutes sortes de détritus (bouteilles en plastique, en verre, tiges métalliques, etc.) qui polluent la nature. Nous avons même retrouvé un fauteuil en état de décomposition avancé !

Nettoyage
Lors du nettoyage de printemps, nous avons fait de drôles de découvertes, ici dans le bois de la Guiéterie.

Les habitants sont conviés tous les ans à faire ce nettoyage de printemps, organisé depuis plusieurs années par la municipalité en liaison avec le Parc Naturel Régional de la Haute Vallée de Chevreuse. C’est une opération sympathique qui réunit les enfants, les parents et leurs ainés, une occasion de rencontres et un beau geste citoyen. Un autre groupe était chargé de nettoyer la clairière de Beauplan et ses alentours. Les jeunes de la Noria s’étaient également mobilisés.

2 – L’accueil des migrants : l’exemple de Bonnelles

Puis à 17h, direction l’ancienne mairie où l’association saint-rémoise Paroles en action avait invité Isabelle Maurette, Directrice du Centre d’Hébergement d’Urgence pour Migrants (CHUM) de Bonnelles, pour nous parler de son centre, son fonctionnement et surtout des hommes qui y sont accueillis. Un exposé très humain qui a beaucoup touché la nombreuse assistance.

Le CHUM de Bonnelles est situé à une vingtaine de kilomètres au sud de Saint-Rémy-lès-Chevreuse. Il est installé dans une partie du monastère des Orantes qui a été construit dans les années 1970. Il accueille en permanence, depuis deux ans et demi, environ 90 migrants qui sont logés dans 38 chambres individuelles et 26 chambres doubles.

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Vue partielle du Monastère des Orantes de l’Assomption à Bonnelles (Crédit photo : Henri Salomé)

Qui sont-ils ? Des hommes majeurs uniquement, l’âge moyen étant de seulement 26-27 ans. Le centre de Bonnelles leur fournit 3 repas par jour, les accompagne dans leurs démarches administratives, leur assure un suivi social et leur donne accès à l’hygiène et aux soins. Ce sont des personnes venant d’Afghanistan, du Soudan, du Bénin, du Tibet – 15 pays différents recensés en 2018 – qui doivent être accompagnés selon leurs différents statuts (demandeur d’asile, primo-arrivant ou réfugié). En général, ces personnes arrivent des centres de premier accueil (CPA) en région parisienne d’où elles sont acheminées vers le CHUM par bus. Là s’établit le premier contact des responsables du centre avec les migrants, en compagnie d’anciens résidents de même nationalité pour faciliter l’accueil des nouveaux venus.

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Un réfugié afghan au centre d’hébergement des migrants de Bonnelles (extrait d’un reportage BFMTV)

Leur séjour au sein du CHUM varie de 8 jours jusqu’à 2 ans pour certains cas exceptionnels (par exemple lorsqu’un migrant bénéficie d’un CDD), la durée moyenne étant de 148 jours. L’insertion dans le village de Bonnelles (2000 habitants) est très satisfaisante car le maire, Guy Poupart, entretient des liens étroits avec le centre depuis sa création. Réciproquement, le centre partage beaucoup avec la mairie et la population. La préfecture des Yvelines est aussi partie prenante et apporte un aide financière, outre l’aide de quelques sociétés sponsors. Ici, pas de problème de communication malgré la présence de 15 nationalités. « On a le langage du cœur » dit Isabelle Maurette qui impose à tous le mot « respect » comme leitmotiv.

Dans la journée, ces personnes sont libres d’aller et venir ; elles se rendent à Paris, Versailles ou Rambouillet pour faire leurs démarches. Mais leur quotidien peut se résumer à : attendre. Après Bonnelles où ils résident de façon transitoire, les migrants autorisés à rester en France se rendent dans des Centres d’Accueil de Demandeurs d’Asile (CADA) en province, en « zone non tendue ». En revanche, pour les migrants soumis à la procédure Dublin (c’est-à-dire enregistrés dans un autre pays de la communauté européenne), leur départ de Bonnelles signifie la fin de leur séjour dans notre pays.

Certains résidents apprennent le français grâce à des bénévoles de l’association SAM (Solidarité Accompagnement des Migrants) et ils ont la possibilité de consulter des équipes de médecins et d’avocats, elles aussi bénévoles. Pour garder le moral et la forme, tous se réunissent sur les terrains de sport (football, volley-ball, cricket). Par ailleurs, la directrice du CHUM souligne qu’elle n’a eu affaire à aucun problème religieux dans le centre. Enfin, signalons les liens étroits établis entre le CHUM et les collèges de Bonnelles et de Sainte-Thérèse au Mesnil-Saint-Denis.

Voici donc une organisation exemplaire requérant une bonne dose de générosité pour la dizaine de personnes s’occupant quotidiennement de l’accueil des migrants. Un exemple aussi pour Saint-Rémy-lès-Chevreuse, où certains habitants mettent à disposition leur pavillon pour l’accueil de familles de migrants. Un accueil dédié manque encore au niveau de notre municipalité.

Après les paroles, des actions !

Vous pouvez soutenir le CHUM de Bonnelles en faisant un don à l’association Habitat et Humanisme, qui gère ce centre en partenariat avec l’Etat :
https://www.habitat-humanisme.org/

« HEC 4 Refugees » a lancé une  collecte en ligne :
https://www.helloasso.com/associations/hec-4-refugees

Le CHUM est toujours prêt à recevoir vos dons de vêtements pour hommes, chaussures, équipements sportifs, produits d’hygiène et médicaments courants.

Pour connaitre les prochains événements de Paroles en action :  www.parolesenaction.fr

PNR de la Haute Vallée de Chevreuse : Saint-Rémy, commune historique qui ne tient plus son rang

Le 10 mars 2018, à Lévis-Saint-Nom, Valérie Pécresse, Présidente de la Région Ile-de-France et  Yves Vandewalle, Président du Parc Naturel Régional (PNR) de la Haute Vallée de Chevreuse, ont signé le nouveau Contrat de Parc pour la période 2018-2020. Saint-Rémy En Marche ! y était et profite de cette occasion pour vous présenter cet acteur majeur, mais pourtant méconnu, de notre vie locale.

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Château de Dampierre, un bijou posé au milieu d’un écrin de verdure

 Créé en 1985, principalement pour faire frein à l’urbanisation au sud de la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines, notre PNR compte 51 communes depuis 2011. Réparti sur les départements des Yvelines (43 communes) et de l’Essonne (8 communes), le Parc couvre un territoire de 633 km² et héberge une population de 110 000 habitants, soit une densité d’environ 175 habitants par km². Dans ses plus grandes dimensions, il s’étend sur 45 km d’est en ouest, et sur 35 km du nord au sud.

L’objectif d’une urbanisation contenue est atteint puisque, par comparaison, Saint-Quentin-en-Yvelines compte 230 000 habitants pour 120 km², soit plus de 1 900 habitants par km².

A l’échelle de l’Ile-de-France, le PNR apparaît comme une enclave rurale en milieu péri-urbain, constituée à 87% d’espace naturel (notamment 47% d’espaces boisés et 37% d’espaces agricoles). Une 52ème commune est en cours d’adhésion : Vaugrigneuse, dans l’Essonne.

 

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L’agriculture, une activité prégnante du Parc qui trouve une nouvelle vitalité grâce aux circuits courts et à la restauration locale et scolaire

5 ambitions et 8 domaines d’intervention

 Le Parc Naturel ne se définit pas uniquement comme un territoire, mais surtout par les objectifs communs que les acteurs de ce territoire ont définis pour lui. Leurs ambitions sont consignées dans la Charte du Parc, établie pour la période 2011-2023. Cette Charte a aussi marqué l’élargissement du Parc de 21 à 51 communes. Les 5 grandes ambitions du parc sont :

  • Gagner la bataille de la biodiversité et des ressources naturelles dans un espace francilien.
  • Être un territoire péri-urbain responsable face aux changements climatiques.
  • Valoriser un héritage exceptionnel et encourager une vie culturelle rurbaine et rurale.
  • Encourager un développement économique et social durable.
  • Être innovants ensemble.

Ces ambitions se déclinent en initiatives locales éco-responsables dans 8 domaines distincts : habitat et jardin, consommation, déplacements, activités économiques, vie sociale et culturelle, aménagements et paysage, nature et ressources, scolaire et jeunesse.

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Le Petit Moulin des Vaux de Cernay : ouvert récemment, ce site est dédié aux peintres paysagistes, aux moulins et à la géologie

Le PNR agit à Saint-Rémy même, le saviez-vous ?

 Bien que notre ville soit une commune historique du Parc, ses apports pour Saint-Rémy semblent peu connus de ses habitants. Pourtant, le PNR accompagne des actions éco-responsables de proximité, comme le nettoyage de printemps du 24 mars, et organise des visites thématiques ouvertes à tous. Mais surtout, en 2018, le parc va réaliser 2 projets de grande ampleur à Saint-Rémy :

  • La renaturation de l’Yvette entre l’Espace Jean Racine et le Moulin de Vaugien.

Pour découvrir le projet, se reporter à notre article suivant :

https://saintremyenmarche.fr/2018/03/10/renaturation-de-lyvette-a-saint-remy-une-necessite-ou-un-luxe/

  • La maison du tourisme et de l’éco-mobilité.

Situé à l’emplacement de l’ancienne maison du garde-barrière, à l’angle de la route de Limours et de l’ancienne voie ferrée, cet équipement devrait ouvrir ses portes à la rentrée 2018. On y trouvera un pôle tourisme, a priori en lien avec l’Office du Patrimoine Naturel et Culturel, et un professionnel du vélo (location, réparation et vente de cycles).

Situé à la jonction de la piste cyclable Saint-Rémy / Chevreuse et de la future voie douce Saint-Rémy / Boullay-les-Troux, ce professionnel bénéficiera d’un emplacement privilégié. Sa proximité avec la Gare RER sera un atout pour développer la multi-modalité train / bus / vélo.

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7 jours sans ma voiture ! Un défi lancé tous les ans par le Parc avec le concours de 14 communes

La Charte du PNR prévoit le développement du réseau de liaisons douces, très appréciées des marcheurs de plus en plus nombreux dans notre vallée. Le Parc peut apporter un appui technique aux porteurs de projets et les accompagner dans les étapes du processus (demandes de subventions notamment). Nous souhaitons que notre Municipalité fasse appel à ces compétences pour développer encore plus les voies douces à Saint-Rémy et vers les communes limitrophes.

Contrat 2018-2020 : des opportunités à saisir pour Saint-Rémy

Pour revenir à l’origine de cet article, les grands axes du Contrat de Parc 2018-2020 fixent les priorités suivantes :

  • Promouvoir les énergies renouvelables en développant :
    • l’énergie solaire (panneaux photovoltaïques sur les bâtiments publics, bâtiments agricoles, EHPAD),
    • des unités de méthanisation alimentés par les déchets verts locaux,
    • la géothermie.
  • Déployer des bus au gaz, éventuellement alimentés par les unités de méthanisation locales.
  • Promouvoir les éco-quartiers.
  • Mettre en place une filière bois, pour transformer localement la production de nos forêts.
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Conseiller les particuliers sur l’architecture est une mission du Parc consignée dans sa charte

Ces orientations bénéficieront d’un financement de 12 millions d’euros sur 3 ans. La nouveauté est que ce financement sera assuré uniquement par la Région, alors qu’il était auparavant partagé avec les départements. Cette simplification devrait améliorer l’efficacité du traitement des demandes de subvention par les communes et leur donner une meilleure visibilité sur les possibilités de financement.

En ce qui concerne Saint-Rémy, les grands projets qui se profilent pourraient justifier l’attribution d’une partie de cette enveloppe de 12 millions d’euros puisqu’il est nécessaire de reconstruire des bâtiments publics (RAM, centre de loisirs, cantine scolaire) qui pourraient accueillir des panneaux photovoltaïques, et que la reconstruction sur le terrain EDF pourrait être conduite dans une logique d’éco-quartier. Espérons que l’équipe majoritaire saura saisir ces opportunités.

La gouvernance du PNR, une ombre au tableau 

Le PNR, dont le siège se trouve actuellement au Château de la Madeleine mais qui devrait bientôt être transféré au Mesnil-Saint-Denis, n’est pas une entité abstraite auto-décisionnaire. C’est une organisation gérée par des femmes et des hommes. En l’occurrence, la gouvernance du parc s’articule principalement autour de 3 organes :

1-      Le Comité Syndical, qui décide en votant les délibérations,

2-      Une équipe technique de 40 personnes, qui met en œuvre les décisions,

3-      Les 8 commissions composées d’élus, de partenaires, d’associations et de techniciens, qui proposent.

Le Comité Syndical comprend 74 membres :

  • 51 délégués des communes (1 par commune, Sabine Le Duault pour Saint-Rémy, suppléée par Jérôme Pompeigne de Saint-Rémy En Marche),
  • 2 représentants du Conseil Départemental de l’Essonne,
  • 6 représentants du Conseil Départemental des Yvelines,
  • 8 représentants du Conseil Régional d’Ile-de-France,
  • 7 délégués des Communautés de communes et d’agglomération.

Ce nombre sera porté à 75 après la désignation du délégué de Vaugrigneuse.

Malheureusement, la vie démocratique du Comité Syndical montre un certain essoufflement. En effet, le quorum n’a pas été atteint lors des 9 dernières réunions. La dernière fois, c’était le 4 juillet 2016…

Une majorité des membres du Comité laisse la prise de décision à une minorité, ce qui représente une menace pour la vie démocratique du PNR. 

Nous espérons que la déléguée de Saint-Rémy s’impliquera pleinement dans les instances du Parc ou, a minima en cas d’absence, donnera pouvoir à son suppléant, afin d’en tirer le meilleur parti pour notre ville et de lui faire bénéficier d’une partie des 12 millions d’euros du contrat triennal qui vient d’être signé avec la Région.

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Château de Breteuil (17ème) au milieu d’un magnifique parc avec ses jardins à la française

Liens utiles :

Pour avoir une vision détaillée des domaines d’intervention du PNR :

https://www.parc-naturel-chevreuse.fr/une-autre-vie-sinvente-ici

Pour connaitre le programme des visites :

https://www.parc-naturel-chevreuse.fr/destination-parc/visites-0

Pour s’abonner à la lettre d’information électronique :

https://www.parc-naturel-chevreuse.fr/newsletter

 

 

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